OUVRIR UN COMPTE BANCAIRE GRATUIT !

BNP Paribas Fortis opte pour les cartes Visa Débit

BNP Paribas Fortis opte pour les cartes Visa Débit

Visa se lance en Belgique avec sa carte de débit en concluant un accord avec BNP Paribas Fortis. Quelque quatre millions de nouvelles cartes remplaceront celles actuellement en circulation sous la marque Maestro.

Le géant mondial du paiement Visa lancera cette année sa carte de débit en Belgique et, pour ce faire, il a conclu un partenariat avec la première banque commerciale du pays, BNP Paribas Fortis. Dans les mois à venir, quelque quatre millions de cartes seront remplacées pour les clients de la marque.

Historiquement, les grandes banques belges ont utilisé Maestro, la carte de débit de l’autre titan du paiement, Mastercard, depuis la disparition des cartes Eurochèque dans le courant des années 1990.

L’année dernière, Jean-Marie de Crayencour, responsable pays de Visa en Belgique et au Luxembourg, a indiqué que son ambition était d’implanter Visa Débit en Belgique. En battant le pion contre son rival avec la plus grande banque de détail du pays, Visa fait un excellent travail alors que le paysage des paiements est en pleine reconfiguration.

En Belgique, les cartes de débit restent beaucoup plus populaires que les cartes de crédit. Chez nous, ce sont aussi plus des cartes de débit différé qu’un moyen de paiement avec un vrai découvert, comme c’est traditionnellement le cas aux États-Unis, par exemple. Selon BNPPFortis et Visa, le marché belge du débit est sept fois et demie plus grand que celui de la carte de crédit.

Transformation de paiement

Transformation de paiement

Les pratiques des consommateurs évoluent également. D’une part, des acteurs comme Google, Apple, Garmin ou Fitbit ont lancé leurs solutions de paiement en Belgique au cours des quatre dernières années. Lire aussi : Trop d’excès la semaine passée ? Le Cac 40 retombe de 0,8%, la « Tech » chute à Wall Street. BNP Paribas Fortis a également fait de leur déploiement l’un de ses axes de développement. Il a donc été le premier du pays à proposer Google Pay, Apple Pay et Garmin Pay.

Entre 2019 et 2020, le nombre de transactions effectuées avec une carte de paiement sans contact BNP Paribas Fortis a augmenté de 325%.

En revanche, l’utilisation des espèces est en chute libre et le phénomène s’est manifestement encore accéléré avec la pandémie et les risques sanitaires que comportent les pièces et les billets. Chez BNP Paribas Fortis, le nombre de retraits d’espèces s’est effondré de 47%, passant de 105 millions en 2019 à 56 millions l’an dernier.

Cette tendance a eu pour corollaire de faire exploser le nombre de transactions réglées avec des cartes sans contact. Entre 2019 et 2020, il a bondi de 325% chez BNPPFortis. En décembre dernier, les transactions sans contact représentaient même 42% du total.

Plus remarquable peut-être, les cartes de débit gagnent du terrain dans le commerce en ligne. Leur utilisation a augmenté de 67% dans le e-commerce entre 2019 et 2020, où la carte bancaire est généralement restée l’outil de référence. “La carte de débit n’était pas le moyen de paiement préféré des Belges pour les achats sur le web, mais on constate qu’elle est de plus en plus utilisée dans ce contexte”, remarque Michael Anseeuw, directeur général banque de détail de BNP Paribas Fortis.

A lire également

Aucun impact sur les prix

À l’heure où les modes de paiement se multiplient, se dupliquent et se chevauchent parfois, la volonté de la banque est de proposer une solution la plus polyvalente et la plus répandue possible. «C’est le produit de débit le plus accepté en Europe et dans le monde», précise Jean-Marie de Crayencour, qui précise qu’il est accepté par quelque 70 millions de commerçants sur la planète. Lire aussi : credit 110 pourcent quelle banque. «Nous considérons qu’il s’agit de la meilleure solution« à l’épreuve du temps »», a déclaré Michael Anseeuw.

Directeur général de la banque de détail de BNP Paribas Fortis

BNP Paribas Fortis et Visa ont conclu un accord «long terme», mais ne peuvent en discuter la durée pour des raisons contractuelles. Même si la banque abandonne la marque Maestro, les produits Mastercard, y compris les cartes de crédit, resteront proposés dans certains packages.

BNP Paribas Fortis va désormais lancer le processus fastidieux et fastidieux de remplacement de quelque quatre millions de cartes. Ici aussi, le coût de l’opération n’est pas divulgué. «Cela n’aura aucun impact sur le client», souligne cependant Michael Anseeuw. Les nouveaux sésames seront envoyés aux épargnants du printemps à la fin de l’année. La banque précise que les clients n’auront pas à demander leurs nouvelles cartes et qu’ils n’auront pas besoin de choisir un nouveau code PIN.

Avantage marchand

Pour les traders également, le banquier voit le changement comme bénéfique. “La structure tarifaire de ce produit est différente. A voir aussi : L’enquête de New York sur la crypto-monnaie Tether prend un nouveau retard. Le supplément facturé avec une carte de crédit n’existe pas pour une carte de débit”, ajoute Jean-Marie de Crayencour.

Selon le Boston Consulting Group, le marché des paiements pèsera 2,5 billions de dollars de revenus en 2028.

En braconnant la première banque de détail de Belgique, Visa marque une étape importante dans le lancement de ce produit, qui est déjà utilisé depuis plusieurs années en Allemagne, en Italie et au Royaume-Uni notamment. “D’autres banques belges nous ont également manifesté leur intérêt, des discussions sont en cours”, a ajouté Jean-Marie de Crayencour.

En principe, le scoop pour le lancement de Visa Débit en Belgique aurait dû aller à NewB. La nouvelle banque coopérative avait annoncé en janvier de l’année dernière qu’elle l’opterait comme carte de paiement, mais les turpitudes de la pandémie et de la crise économique ont retardé le démarrage des activités grand public de la néobanque.

Alors que les taux d’intérêt sont toujours à un niveau historiquement bas et que les coûts réglementaires continuent d’augmenter, le paiement est une activité stratégique pour les banques commerciales, qui en tirent 15 à 20% de leurs revenus, selon le rapport. Boston Consulting Group.

D’ici 2028, le marché des paiements devrait peser 2,5 billions de dollars dans le monde. Cette aubaine a ouvert l’appétit et a déjà lancé une vague de consolidation dans le secteur, notamment avec le rachat d’Ingenico par Worldline ou de WorldPay par FIS. L’accord entre Visa et BNPPFortis semble en mesure d’apporter un peu plus de concurrence sur le marché belge.