OUVRIR UN COMPTE BANCAIRE GRATUIT !

Crédit Agricole, BNP, Société Générale… A risky month of February for your bank

Crédit Agricole, BNP, Société Générale… A risky month of February for your bank

En France, la saison annuelle des résultats des banques débute le 5 février. Si elles ont globalement résisté à la crise en 2020, l’enjeu pour elles est de rassurer les investisseurs sur leur capacité à renouer avec les bénéfices sur le long terme, malgré les taux d’intérêt bas et la spectre des faillites d’entreprises.

Cachez cette crise que je ne voyais pas! Montrer leur capacité à résister à la pandémie de coronavirus et à rebondir dans les mois à venir: tel est, en fait, l’enjeu des banques françaises, qui s’apprêtent à dévoiler leurs résultats financiers 2020. Le 5 février, BNP Paribas sera le premier à franchir le pas. Sur le même sujet : Cac 40 : La ré-accélération de l’épidémie en Chine incite les Bourses à la prudence. La semaine suivante, la Société Générale, la Banque Populaire-Caisse d’Epargne (BPCE) et le Crédit Agricole emboîtent le pas.

Ceci pourrait vous intéresser

Revenu attendu en forte baisse

Sans risquer de gâcher cet exercice imposé, il ne faut pas s’attendre à une bonne année pour les banques. A voir aussi : Pour 99,9% des investisseurs, il ne faut jamais vendre à découvert en Bourse. Activité commerciale en berne pendant les périodes de confinement, moratoires sur les prêts, vigueur vigoureuse focalisée sur l’octroi de prêts garantis par l’État au prix de revient, provisions pour non-remboursements futurs, grande déception pour BNP Paribas et surtout Société Générale, sur certains dérivés au premier semestre l’année … Toutes ces mauvaises nouvelles pèseront sur les revenus des groupes bancaires.

Ainsi, les analystes anticipent une baisse du PNB (PNB) de la Société Générale, équivalent au chiffre d’affaires, de plus de 10% en 2020 par rapport à 2019. Pour Natixis, filiale cotée en bourse BPCE, ils anticipent une chute de 24% de son le revenu. Il faut dire qu’en 2020 cette banque de financement a non seulement été confrontée au ralentissement général de l’activité économique, mais aussi aux revers de sa filiale de gestion d’actifs H2O.

Le consensus est plus favorable pour BNP Paribas, du fait notamment de la bonne santé de sa banque de financement et d’investissement (CIB), qui fournit des conseils et des dispositifs d’ingénierie financière aux grandes entreprises, aux institutions et même aux particuliers très fortunés. C’est pourquoi les analystes s’attendent à un PNB assez stable pour la BNP avec même des revenus de ses activités de marché en hausse de 55%. “Malgré ses pépins début 2020 sur le marché des dérivés actions, BNP Paribas a connu une fin d’année très dynamique et a été un coup dur avec ses activités de taux d’intérêt, comme il ne le fera certainement pas en 2021”, a expliqué à MoneyVox un analyste financier spécialisé dans les valeurs bancaires.

La CIB à la rescousse de la banque de détail

«BNP Paribas a fait sensation sur ses activités de taux d’intérêt! “ Voir l'article : Bourse Zurich: les indices font le plongeon, le SMI perd plus de 2%.

CIB est en effet une aubaine en temps de crise. Les investisseurs remodèlent leurs portefeuilles, passent des ordres, tentent de se protéger contre la baisse des marchés, les devises évoluent, ce qui rend l’activité de change dynamique. Cette agitation est à l’origine de fortes commissions pour les banques. Cependant, cette activité de marché ne représente que 20 à 30% du PNB selon les institutions. C’est pourquoi ces revenus, certes en hausse, ne compenseront guère les pertes de la banque de détail, qui reste la source essentielle de chiffre d’affaires et de bénéfices des groupes bancaires. Cependant, “au deuxième trimestre on a vu des baisses de 5% à 10% des revenus dans la banque de détail, en raison de la baisse normale de l’activité … Les PEM n’apportent pas d’argent aux banques”, rappelle l’un des financiers interrogés.

«Si nous pouvons espérer que les affaires reprennent en 2021, il reste une inconnue, combien d’entreprises vont faire faillite et quelle sera la cote des banques. Il faut donc s’attendre à ce qu’à la fin de 2020, ils aient à nouveau dépensé des provisions pour défaut », a déclaré à MoneyVox Stéphane Ceaux-Dutheil, analyste technique de la plateforme de trading Alvexo. cabinet Sia Partners, les 6 principales banques françaises détenaient 9,86 milliards d’euros en réserve à la fin du premier semestre 2020, soit deux fois plus d’un an auparavant (1) .Toutefois, ces provisions étant déduites du chiffre d’affaires, elles empiètent, en de fait, directement sur les bénéfices disponibles des banques. “Cela et la baisse de la marge d’intérêt vont faire des ravages sur les résultats annuels”, prévoit Stéphane Ceaux-Dutheil.

Prêt travaux: les prêts les moins chers pour votre logement

En effet, la marge d’intérêt – c’est-à-dire la différence entre le taux auquel la banque refinance et le taux d’emprunt accordé à ses clients – souffre de l’environnement de taux bas, provoqué par les injections de liquidités de la Banque centrale européenne. qui a repris son envol depuis la crise des coronavirus. Cependant, la marge sur taux représente de 55% à 60% des revenus des banques de détail. Le reste des revenus provenant des commissions (frais bancaires, frais de dossier et autres commissions fixes ou forfaitaires appliquées aux clients). Il faut cependant rappeler qu’une étude de la Banque de France publiée fin 2020 a montré que la marge d’intérêt des établissements français ne s’était pas beaucoup détériorée par rapport à leurs homologues italiens ou allemands. Entre 2015 et 2019, il n’a baissé que de 1,5% pour les banques françaises, contre une baisse de plus de 5% en Allemagne et de 10% en Italie (2).

Coût du risque, plans d’épargne et dividendes scrutés par les investisseurs

“Les banques ne commenceront pas à se vanter des dividendes” Voir l'article : comment commander un chéquier à la banque postale.

Pour booster la rentabilité de leur banque de détail, leur management a déployé une stratégie en deux temps ces dernières années. Acte 1: augmenter les revenus de commissions pour désensibiliser les taux bas. Acte 2: économiser de l’argent sur les réseaux. A l’occasion de la publication des résultats annuels, les nouvelles décisions dans ce sens seront scrutées par les investisseurs et les analystes.

Cependant, plusieurs banques ont agi en amont, comme BNP Paribas. Côté commission, on sait déjà que la banque pour un monde en mutation va commencer à déployer son conseiller personnel rémunéré. Du côté de l’économie, la BNP prévoit de supprimer 300 postes de directeurs de comptes d’ici 2022, a récemment appris MoneyVox. Une stratégie qui n’est pas l’apanage de BNP Paribas. En effet, à l’automne dernier, son concurrent Société Générale a annoncé la fusion de son réseau avec celui du Crédit du Nord afin notamment d’économiser plusieurs centaines de milliers d’euros par an. Il y a quelques jours, on apprenait également que Natixis avait lancé un plan de départ volontaire couvrant 245 postes basés en France.

Lire aussi: Fusion Société Générale – Crédit du Nord: 700 000 clients privés de leur agence?

S’il est donc peu probable que les banques surprennent les marchés en annonçant de nouvelles restructurations, les analystes attendent avec impatience que les banques donnent des prévisions sur leurs activités en 2021, y compris leur coût du risque. C’est-à-dire sur des pertes jugées plausibles les obligeant à constituer des provisions. «Pour 2020, le Crédit Agricole ne s’est pas fixé d’objectif sur son coût du risque. BNP non plus. Seule Société Générale avait déclaré viser un coût du risque de 70 points de base, ce qu’il fera certainement. Ce sera donc intéressant. pour voir comment les banques évaluent leur coût du risque pour 2021, comme toutes les indications qu’elles donnent aux investisseurs », explique l’un des analystes contactés par MoneyVox.

Cruciale pour les actionnaires, la question du retour des dividendes sera également suivie de près. Pour rappel, tout en appelant les banques à la modération, la BCE les a autorisées à rembourser, jusqu’au 30 septembre 2021, un maximum de 15% de leurs bénéfices 2019 et 2020. «Alors que l’horizon reste nuageux, les banques ne vont pas commencer à se vanter de leur capacité à verser des dividendes. Leur position sera intéressante mais je doute qu’elles fassent des plans sur la comète, anticipe un analyste spécialisé dans les banques. concède également que “compte tenu des résultats moroses pour 2020, il ne serait pas très politiquement correct de verser un dividende. Après la finance, il y a la finance”, modère-t-il.

Bref, que pouvons-nous attendre des résultats bancaires?

(1) Analyse du coût des risques (août 2020). Etude Sia Partners prenant en compte BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole SA, BPCE, Crédit Mutuel Alliance Fédérale, Banque Postale. Sur le même sujet : Chronique économique – Ils jouaient à casser la banque.

(2) «Banques de 2008 à 2019: résultat net influencé par une baisse des marges d’intermédiation mais des provisions en baisse». Bulletin de la Banque de France de novembre-décembre 2020.