OUVRIR UN COMPTE BANCAIRE GRATUIT !

Forte hausse du chômage en 2020 en raison de la crise sanitaire

Forte hausse du chômage en 2020 en raison de la crise sanitaire

La crise sanitaire a fortement affecté le marché du travail en Suisse en 2020. Bien que l’augmentation du nombre de chômeurs ait ralenti depuis le mois de juin, l’augmentation à la fin du mois de décembre a atteint 39,5 %, soit 163 545 personnes. Les cantons latins sont particulièrement touchés.

Le nombre moyen de chômeurs pour l’ensemble de l’année était de 145 720, ce qui correspond à un taux de chômage annuel moyen de 3,1 %, en hausse de 0,8 point de pourcentage par rapport à l’année précédente, selon le Secrétariat d’Etat à l’économie vendredi.

Les jeunes les plus touchés

Les jeunes les plus touchés

Interrogé à ce sujet lors de la séance de 12h30, Giovanni Ferro-Luzzi, professeur d’économie à l’Université de Genève, estime que les secteurs les plus touchés sont ceux qui ont été le plus durement touchés par l’endiguement : l’hôtellerie et les services aux personnes, notamment. Ceci pourrait vous intéresser : combien coute un virement d’une banque a une autre.

“Nous ne devons pas non plus oublier que les jeunes sont plus touchés, surtout parce qu’ils entrent sur le marché du travail à un moment où il n’y a pas d’emplois”, explique l’économiste.

Le taux de chômage des jeunes (15-24 ans) a augmenté de 1,0 point pour atteindre une moyenne annuelle de 3,2%, et celui des personnes âgées (50-64 ans) de 0,7 point pour atteindre 2,9%, selon le Seco.

Giovanni Ferro-Luzzi estime qu’un rebond de l’économie peut être attendu en 2021, mais que cela dépendra principalement de l’évolution de la pandémie et de la politique gouvernementale.

“Il y a un aspect qualitatif qui est souvent négligé : la durée du chômage. Le problème actuel est que les gens restent au chômage et que cela affecte leurs chances de réintégrer le marché du travail. Les autorités doivent également y prêter attention”, dit-il.

>> Entretien avec Giovanni Ferro-Luzzi, professeur d’économie à l’Université de Genève

Lire aussi

La Suisse romande et le Tessin sont particulièrement touchés

L’augmentation de près d’un tiers du taux de chômage en Suisse l’année dernière en raison de la crise sanitaire a été beaucoup plus prononcée en Suisse romande et au Tessin que dans la partie germanophone du pays. Lire aussi : la banque postale comment faire un virement.

Le taux était de 4,9% à Genève, 4,7% dans le Jura et 4,6% à Neuchâtel, a indiqué le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco) dans sa déclaration vendredi.

Les cantons de Vaud (4,5%), du Valais (3,7%) et du Tessin (3,6%) figurent également en tête de liste, tout comme Fribourg (3,3%).

En revanche, les cantons de Suisse centrale ont souvent un taux de chômage inférieur à 2%, le demi-canton d’Appenzell Rhodes-Intérieures (1,1%) étant le plus touché, juste devant Obwald (1,2%).

Pour le seul mois de décembre, la région du Jura a enregistré le taux de chômage le plus élevé du pays (5,6 %), ainsi que la plus forte augmentation sur un an (+1,6 point de pourcentage), devant Genève (5,4 %) et Neuchâtel (5,0 %).

Les demandeurs d’emploi font également des bonds

Le nombre de demandeurs d’emploi a également augmenté de plus d’un tiers (+34,9%) par rapport à 2019, pour atteindre plus de 250. Voir l'article : Ethereum 2.0 expliqué en 4 mesures faciles.000 personnes, un niveau jamais vu depuis février 1997, a indiqué vendredi le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco).

>> Boris Zürcher, chef de la direction du travail du Seco, a expliqué les raisons de cette augmentation.

Crise et facteurs saisonniers

Dans un communiqué de presse, le gouvernement jurassien explique que la crise sanitaire et ses conséquences sur l’économie et le marché du travail “continuent de peser sur les entreprises, dont beaucoup doivent encore recourir à la réduction du temps de travail (RHT)”. A voir aussi : quelle banque pour credit immobilier.

Pour sa part, l’exécutif neuchâtelois souligne que la hausse mensuelle observée en décembre est en partie liée à des facteurs saisonniers défavorables affectant notamment le secteur de la construction.