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Jacques Gerber: “Nous avons besoin de subventions pour tous les acteurs économiques qui souffrent”

Jacques Gerber: "Nous avons besoin de subventions pour tous les acteurs économiques qui souffrent"

La gestion de la pandémie a parfois donné lieu à de fortes tensions à court terme entre mesures sanitaires et préservation de l’économie. Dans le Jura, un seul homme, Jacques Gerber, est responsable des deux chapeaux, qu’il cherche à concilier au mieux.

Alors que les cantons sont au front contre le Covid-19, le ministre jurassien de la Santé et de l’Économie vient de passer une année de taille, au cours de laquelle il a dû prendre la responsabilité des décisions sanitaires mais aussi celle d’accompagner les commerçants pour éviter la faillite.

Invité dimanche à partir de 19h30, celui qui est devenu malgré lui un symbole local de la lutte contre la pandémie soutient cependant qu’il faut absolument éviter de s’opposer à ces deux chapeaux.

«Ce sont des arbitrages à faire au quotidien», explique l’élu PLR, «mais depuis un an, avec mes collègues du gouvernement, nous avons cherché à éviter qu’il y ait un conflit entre l’économie et la santé, et je pense que nous ont eu plus ou moins de succès “.

Un tournant pour «donner du temps aux vaccins»

Un tournant pour «donner du temps aux vaccins»

Face au nouveau semi-confinement qui se profile, Jacques Gerber dit comprendre la lassitude de la population. A voir aussi : credit mutuel une banque a qui parler. «La marre, on l’a vu vivre, on en est parfaitement conscient», a-t-il dit, appelant à un dernier effort: «Aujourd’hui, c’est un tournant dans cette pandémie, notamment en raison de la menace posée par la nouvelle Ces nouvelles mesures sont là pour laisser le temps à la vaccination d’avoir lieu et pour éviter une troisième vague. “

Et, alors que l’on apprenait dimanche matin que certains cantons avaient été interpellés pour leur lenteur en matière de vaccination, il n’est “pas tard” dans le Jura, estime son responsable.

& gt; & gt; Lire aussi: Les cantons se préparent à accélérer leurs campagnes de vaccination

Alors que le premier centre de vaccination ouvrira lundi dans le canton, Jacques Gerber précise que la stratégie vaccinale a débuté il y a deux semaines, avec une équipe mobile. «Nous aurons terminé dans le courant de la semaine prochaine de vacciner l’ensemble des EMS, des institutions sociales et de l’hôpital du Jura», précise l’élu.

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“Garantir une perspective”

Enfin, si le Conseil fédéral a assoupli les conditions d’accès à l’aide financière pour les cas de «difficultés», permettant aux cantons de fournir une aide non remboursable à un plus grand nombre de personnes, il n’a pas débloqué de fonds supplémentaires. A voir aussi : Le Crédit Agricole déprécie sa filiale CA Italia de 900 millions d’euros. Genève et le Valais ont notamment exprimé leur mécontentement cette semaine.

Mais pour Jacques Gerber, au-delà de la question des montants et de leur répartition, “ce qu’il faut, c’est garantir une perspective aux commerçants”. Il s’agit notamment de fixer clairement les conditions d’obtention des allocations pour perte de gain (APG) et chômage partiel (RHT) jusqu’au 31 décembre.

Le ministre jurassien propose enfin “de sortir de cette notion de” misère “et d’ouvrir les aides, sous forme de subventions, à tous les acteurs économiques qui en souffrent”. Cela donnerait un “réel avantage comparatif” à la Suisse, “et nous en avons les moyens”, tonne-t-il, rappelant que c’est aussi le manque de perspectives et le doute qui créent l’incompréhension par rapport aux décisions des autorités.

Entretien par Jennifer Covo

“Économisez votre argent pour la réouverture en Suisse”

Alors que les entreprises françaises sont ouvertes, Jacques Gerber estime que le risque que les Suisses fassent du shopping en France est réel. Lire aussi : combien de temps une banque garde les relevés.

«Nous devons appeler à la responsabilité et à la solidarité de toutes les parties prenantes, envers ceux qui souffrent mais aussi envers les entreprises suisses qui sont fermées», plaide-t-il. Ainsi, dans cette perspective, «essayons de garder notre argent pour nos entreprises lors de leur réouverture plutôt que d’aller le dépenser en France».