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L’économie française devrait se redresser pendant longtemps

L'économie française devrait se redresser pendant longtemps
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Publié le dimanche 27 décembre 2020 à 11:23
Modifié Dimanche 27 décembre 2020 à 11:23

Après une récession historique en 2020, le rebond de l’économie française l’année prochaine dépendra encore de l’évolution de l’épidémie, qui fait de la résistance, au risque de menacer de nombreuses entreprises et des milliers d’emplois, accentuant les effets déjà désastreux de la crise.

Après le premier endiguement, les économistes et le gouvernement ont été surpris par une reprise de l’économie plus forte que prévu. Mais la deuxième vague à l’automne et le danger d’une troisième vague ont refroidi les espoirs. Et ce, malgré le déploiement progressif des vaccins.

Voir aussi : Le retour du covid affaiblit le rebond de la zone euro

Le gouvernement a dû réviser à la baisse ses prévisions de croissance pour 2021 à +6%. Cette performance est réalisable “s’il n’y a pas de troisième cycle d’endiguement et si la reprise économique est relativement soutenue dès le premier trimestre”, prévient Patrick Artus, économiste en chef de Natixis.

Attendez jusqu’en 2024.

Attendez jusqu'en 2024.

Sinon, “tout sera différent : il faudra attendre 2024 pour retrouver le niveau du PIB d’avant la crise, le chômage augmentera beaucoup plus et les faillites d’entreprises aussi”, ajoute-t-il. Sur le même sujet : identifiant la banque postale ou le trouver.

Au-delà des chiffres, la réalité semble plus mitigée. La crise devrait consolider certaines activités, telles que le commerce électronique, les professions de santé et de soins, et la transition écologique, qui est un axe essentiel du plan de relance. À l’inverse, tout un pan de l’économie – tourisme, restauration, activités culturelles et de loisirs – reste en suspens.

Et aussi : “France Relance” : comment bien dépenser 100 milliards d’euros

“Il y a beaucoup de points d’interrogation” sur l’avenir de ces secteurs, dit Patrick Artus. Allons-nous revenir à la restauration autant qu’avant ? Retournerons-nous à l’aviation autant qu’avant ? Le tourisme de masse du week-end redémarre-t-il ? Personne ne le sait”.

Pour l’instant, les entreprises résistent, sous l’effet d’une injection de plus de 470 milliards d’euros d’aides publiques, dont la plupart sous forme de garanties de prêts. Et, grâce au recours massif au chômage partiel, elles n’ont pas encore licencié beaucoup de personnes, surtout celles qui sont sous contrat à durée déterminée ou temporaire.

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Mais le pire est encore à venir, même sans une troisième vague…

“Les faillites arriveront en 2021 et pourraient causer 200 000 pertes d’emplois”, explique Bruno Ducoudré, économiste à l’OFCE. Sur le même sujet : banque qui offre de l’argent pour le bac. Le taux de chômage, qui avait déjà atteint 9% au troisième trimestre, devrait continuer à augmenter, l’OFCE prévoyant 10,6% d’ici la fin 2021.

Pour limiter cette hausse, le gouvernement mise notamment sur son plan “un jeune, une solution”, pour lequel il reçoit de “premiers signaux positifs” en termes d’utilisation de la prime à l’embauche, de multiplication des contrats d’apprentissage et de soutien aux personnes les plus éloignées du travail.

Une garantie de ressources de 900 euros par mois a également été décidée jusqu’en février pour 400 000 travailleurs précaires, qui alternent entre emploi et chômage.

“Trous dans le racket”

Toutefois, cela ne suffira peut-être pas à combler tous les “trous dans le racket” et à empêcher un certain nombre de personnes de tomber dans la pauvreté. Les départements constatent déjà une augmentation du nombre de bénéficiaires du RSA – estimée à 8,5% sur un an à la fin du mois d’octobre – et les associations d’aide alimentaire ont déjà enregistré entre 10% et 25% de nouvelles inscriptions pour leur campagne de cet hiver. Sur le même sujet : combien de temps garder les papier de banque.

Et encore : La BCE devrait poursuivre sa politique monétaire généreuse contre le Covid-19

Face à ces risques, le “coûte que coûte” promis par Emmanuel Macron reste valable, avec 20 milliards d’euros de dépenses d’urgence ajoutés in extremis dans le projet de budget pour 2021. “Il n’est pas temps de lever les mesures de soutien à l’économie”, a estimé le ministre de l’économie Bruno Le Maire, même si les aides – et notamment le fonds de solidarité dédié aux petites entreprises – seront désormais ciblées sur les secteurs les plus touchés par la crise.

Pour ceux qui vont mieux, l’exécutif compte sur le plan de relance de 100 milliards d’euros sur deux ans pour prendre le relais en 2021 et relancer la reprise.

Le climat d’incertitude et la prochaine élection présidentielle

Mais la plupart des économistes s’interrogent sur son efficacité à court terme, alors qu’il s’agit surtout de soutenir les investissements dans des secteurs d’avenir et de réduire les taxes à la production pour les entreprises. A voir aussi : comment savoir si l’on est fiché banque de france.

C’est dans ce climat d’incertitude, un peu plus d’un an avant la prochaine élection présidentielle, que l’exécutif veut reprendre ses projets de réforme de l’assurance chômage et des retraites, malgré les dissensions au sein de l’exécutif sur la méthode et le calendrier.

On parle de tenir les promesses présidentielles, mais l’enjeu est aussi financier, avec une dette publique qui a explosé à 120% du PIB cette année et qui augmentera encore l’année prochaine, et le regard de Bruxelles pourrait devenir moins conciliant à mesure que la crise s’estompe.