OUVRIR UN COMPTE BANCAIRE GRATUIT !

Les Bourses européennes rebondissent, mais la prudence demeure de mise

Les Bourses européennes rebondissent, mais la prudence demeure de mise

Après s’être ouverte à l’équilibre, la Bourse de Paris progresse de 0,86% vers 10 heures, tout comme Francfort (+ 1,06%), Londres (+ 0,59%) et Milan (+ 0,44%).

Les marchés boursiers européens ont repris des couleurs mardi matin, mais la prudence reste de mise alors que les restrictions se resserrent pour lutter contre le coronavirus et ses variantes.

Ainsi le pessimisme qui règne en Asie, où le retard probable des négociations sur le nouveau plan de relance de Joe Biden a pesé sur la tendance, ne semble pas gagner sur les indices européens, alors qu’à Wall Street, le Nasdaq et le S & amp; Le P 500 a établi de nouveaux records lundi soir.

Le président américain a estimé que les négociations avec les représentants républicains du Congrès sur ses 1,9 billion de dollars de mesures d’urgence pourraient durer encore deux semaines et a rejeté l’idée d’un plan à prix réduit.

Après avoir ouvert à l’équilibre, la Bourse de Paris a progressé de 0,86% vers 10h00 (9h00 GMT), tout comme Francfort (+ 1,06%), Londres (+ 0,59%) et Milan (+0, 44%).

De son côté, l’indice Nikkei star a reculé de 0,96% à 28 546,18 points, effaçant encore plus que l’ensemble de ses gains de la veille.

A Hong Kong, l’indice Hang Seng a chuté de 2,55% tandis que les marchés de la Chine continentale ont également pris fin brutalement, l’indice composite de Shanghai reculant de 1,51% et l’indice de Shenzhen de 1,98%.

«Allons-nous réussir à faire en sorte que l’activité économique ne soit pas trop pénalisée en début d’année et en même temps se lancer dans le rebond tant attendu du printemps? Nous continuons d’espérer, mais la prudence est de mise», résume Hervé Goulletquer, stratège à La Banque Postale AM.

La patience des populations est mise à l’épreuve par une pandémie qui, pendant un an, les prive de libertés. Les restrictions sont maintenues ou se durcissent après le déclenchement de la vaccination il y a un mois, mais à un rythme controversé, notamment en Europe.

“Des retards dans la livraison des vaccins, une campagne de vaccination lente et des doutes sur le vaccin d’AstraZeneca provoquent de la nervosité” sur les marchés, commente Milan Cutkovic, analyste chez Axi.

Bruxelles s’est prononcée lundi contre AstraZeneca, jugeant les retards dans la livraison de son vaccin Covid-19 “inacceptables”, et appelle désormais à la “transparence” sur l’exportation hors de l’UE des doses qui y sont produites.

La banque centrale américaine (Fed) lance également une réunion de politique monétaire de deux jours mardi, le premier de l’année, une semaine après l’investiture du nouveau président américain. Elle devrait cependant garder sa boîte à outils fermée.

En début d’après-midi, le FMI doit publier ses perspectives économiques mondiales actualisées, avant les données de janvier sur la confiance des consommateurs américains (Conference Board).

Stellantis regorge d’énergie

Stellantis a progressé de 1,32% à 12,77 euros après que le groupe, qui regroupe Peugeot et Fiat Chrysler (FCA), et Engie EPS, la filiale technologique d’Engie (+ 0,50% à 13,00 euros) active dans les systèmes de stockage d’énergie, ont annoncé mardi avoir signé des accords définitifs pour créer une joint-venture dans le secteur de la mobilité électrique.

Le groupe bancaire allemand a bénéficié (+ 0,56% à 8,66 euros) des résultats meilleurs que prévu publiés par son rival suisse UBS (+ 2,83% à 13,28 CHF). Ce dernier a publié mardi un bénéfice net pour 2020 en hausse de 54% à 6,6 milliards de dollars (5,4 milliards d’euros), porté par la gestion de fortune et la banque d’investissement.

Dernier des FTSE 100, le motoriste (-10,14% à 88,06 pence) indique que les nouvelles variantes augmentent «d’importantes incertitudes sur la reprise du trafic aérien» ce qui devrait retarder les paiements des clients et peser lourdement sur sa trésorerie au cours des six premiers mois de l’année.

Du côté des devises et du pétrole

Vers 9 h 20 (8 h 20 GMT), un baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars a chuté de 0,50% à Londres à 55,59 $ le baril.

La monnaie unique européenne perdait du terrain face au billet vert, à 1,2120 dollar contre 1,2141 dollar la veille.