Les montagnes russes économiques définissent de nouvelles mesures

Les montagnes russes économiques définissent de nouvelles mesures

La situation économique et les perspectives font partie des thèmes au menu du Forum Horizon 21. Organisé le 2 février par IMD et Le Temps, l’événement en ligne aura comme principaux orateurs Thomas Jordan, président de la Banque nationale suisse, Mark Schneider, le PDG de Nestlé et Pierre-Alain Ruffieux, le patron de Lonza. Programme et inscription sur: https://www.letemps.ch/horizon

Dans le langage fédéral, cela s’appelle «l’indice hebdomadaire de l’activité économique». Ce nouvel indicateur du Secrétariat d’État à l’économie (Seco) est publié chaque semaine depuis décembre. C’est « un indicateur économique précoce et expérimental », dit Seco. Mais il a le mérite de « résumer dans un seul index les informations fournies par les données à haute fréquence ».

Cette initiative est la manifestation la plus visible d’un besoin d’information exacerbé, depuis le début de la crise, en mars 2020. Une économie coupée dans son élan, paralysée, puis presque complètement libérée, puis à nouveau restreinte, dans l’attente de être en mesure de trouver la normalité. Ces montagnes russes, experts, décideurs et autres prévisionnistes doivent apprendre à les gérer. Pour analyser les comportements inédits d’une économie dite «stop & amp; go», ils doivent s’appuyer sur des indicateurs rapides et fréquents qui, parfois, manquent encore de précision. Ou simplement la légitimité.

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Pas assez de recul pour estimer la fiabilité

Pas assez de recul pour estimer la fiabilité

En matière de statistiques, tous les regards sont évidemment tournés vers l’Office fédéral de la statistique (OFS). « Nous ressentons cette pression depuis un certain temps », a déclaré Philippe Küttel, chef de la section économique de l’OFS. A voir aussi : peut on changer de banque quand on est en surendettement. Mais au-delà de ce besoin de rapidité, nous avons aussi des exigences de qualité ».

Ce double enjeu, parfois contradictoire, n’empêche pas l’OFS d’explorer de nouvelles voies. Parmi les développements, Philippe Küttel a évoqué un projet d’extension des statistiques sur le chiffre d’affaires des prestataires de services. Et un changement du rythme, de trimestriel à mensuel, du chiffre d’affaires dans l’industrie. Le programme 2021 comprend également l’avancement, avec un représentant externe, du projet pilote «smartphone», pour un micro-recensement sur la mobilité et les transports.

Autre preuve visible de cette volonté de se tenir au courant, un projet dédié aux statistiques expérimentales était déjà ouvert en 2018. Sur cette crise notamment, l’OFS explique qu ‘«une pondération provisoire et expérimentale a été calculée, afin de pouvoir diffuser plus rapidement des informations sur l’impact de la crise du COVID-19 sur le bien-être et la vie en Suisse. »Ces données ont été publiées cinq mois après la fin du premier semestre. C’est deux fois plus rapide que d’habitude.

Expérimental. C’est également le qualificatif utilisé par Maxime Botteron, économiste au Credit Suisse. «Notre processus de prévision n’a pas changé. En revanche, nous utilisons ces nouveaux indicateurs pour avoir une meilleure idée de l’impact des mesures prises sur l’activité, ce qui est particulièrement utile compte tenu du caractère sans précédent de la crise. »Mais il est prudent. t avoir suffisamment de recul pour pouvoir juger de leur fiabilité. « 

Avec AirBnb, Booking, Expedia ou Tripadvisor, les discussions sont complexes. C’est Eurostat, l’institut statistique européen, qui négocie et collecte les données puis les fournit par pays

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Une explosion du e-commerce

Maxime Botteron évoque néanmoins trois outils intéressants: ceux liés à la mobilité (Google, Apple, Intervista). Le nouvel indicateur hebdomadaire du Seco, ainsi que le «Monitoring Consommation Suisse», ont été développés en collaboration entre les universités de Lausanne (Unil), Saint-Gall et le centre Entreprise 4 Society. Cet indicateur analyse les transactions effectuées par carte bancaire. Lire aussi : IT - La Banque centrale de Nouvelle-Zélande piratée. « Non seulement nous obtenons des informations rapidement et avec une fréquence relativement élevée, mais également des données sur les catégories de dépenses. »

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Cela permet, par exemple, déjà de savoir qu’entre le 18 et le 24 janvier, c’est-à-dire depuis la fermeture des magasins non essentiels, que les dépenses de consommation, hors alimentation, boissons et tabac, ont baissé de 60% par exemple. par rapport aux deux semaines précédentes.

Dans un autre registre, une histoire qui prend de l’ampleur depuis deux ans sert également à confirmer que le e-commerce a explosé: en janvier 2019, les Suisses dépensaient environ 5 millions de francs en ligne par mois pour remplir leur frigo. Ces montants tournent désormais autour de 12 millions de francs.

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Chez Unil, Rafael Lalive fait partie de ceux qui travaillent sur ce nouvel outil. «Je comprends qu’il peut encore y avoir des réticences», concède l’économiste. Pour publier une statistique, il faut bien la connaître, pouvoir la comparer, avoir un standard de qualité très élevé ». Mais avec le coronavirus et, bien sûr, la numérisation, «l’économie a évolué à un rythme impressionnant. Il est essentiel de disposer de nouvelles sources d’informations complémentaires aux statistiques. Leur fréquence permet aux décideurs d’être informés lorsqu’ils doivent agir. « 

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