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Total : pas encore assez vert… mais encore sous-évalué en Bourse

Total : pas encore assez vert... mais encore sous-évalué en Bourse
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(Crédit photo: Flickr – Stolk)

Le plafond total est d’environ 37 $, alors que le prix du Brent vient de revenir à son niveau de fin février 2020 (le prix du WTI est d’environ 10% inférieur au record de janvier 2020), indiquant une décorrélation continue du pétrole brut.

Comme la plupart des compagnies pétrolières, qui sont de 25 à 55% en dessous de leur niveau de mi-février, Total est de -33% au milieu des packages (comme Exxon Mobil), tandis que l’IEI italienne et la Royal-Dutch / Shell néerlandaise devraient gagner davantage plus de 50%.

Le groupe BP-PLC est légèrement divisé, car sa valeur devrait doubler, passant de 254 £ le 4 février à 508 £ le 8 janvier 2020 (la perte du groupe était de 5,7 milliards de dollars l’année dernière). ) … pourtant le dividende sera maintenu à 5,25 $ en 2020.

Avec un dividende annuel de 2,64E (4 versements trimestriels de 0,66E et le prochain versement de 0,66E le 25 mars) à 35E, le rendement de Total – un peu plus de 7,5% – est assez comparable à celui de son homologue britannique ou Exxon-Mobil ( 7, 7%), qui entend également maintenir ses dividendes malgré une perte de -20,1 milliards de dollars après une forte dépréciation des actifs.

Pour Total, les inquiétudes sur la rentabilité côté prix du pétrole sont moins que la dégradation des marges de raffinage et la faiblesse des prix du gaz, selon son PDG Patrick Pouyanné, qui rappelle que «le point de rupture du cash organique est inférieur à 25 dollars le baril», soit maintenant très loin du prix du Brent (59 $) et du WTI (56 $, par rapport à la moyenne 2019 de 62 $, une différence de 10%, ce qui n’est guère significatif).

La production de pétrole, qui est tombée à 2,9 millions de barils par jour au troisième trimestre 2020, devrait progressivement approcher les 3 millions d’ici la fin du premier semestre 2021, mais le total n’est pas attendu: il s’agit d’un modèle multi-énergies et les efforts de réduction du CO2.

Patrick Pouyanné montre ses ambitions dans le domaine des énergies renouvelables en abandonnant la stratégie qui s’est jusqu’à présent concentrée sur l’augmentation constante de la production de pétrole et de gaz.

Il souhaite augmenter l’investissement total dans les énergies renouvelables de 50% d’ici 2030 et réduire les ventes de produits pétroliers de 30% (le groupe a complètement abandonné le pétrole de schiste aux États-Unis mais alloue toujours 7% du pétrole conventionnel), compensé par le doublement du GNL ( ventes de gaz naturel liquéfié).

D’ici 2025, la capacité cible d’énergies renouvelables de Total sera de 35 GW (équivalent pétrole) (25 dédiés à ce jour), suivie d’ici 2030 de 10 GW supplémentaires.

Total disposerait alors d’une capacité renouvelable de 85 GW et 50 GW pour BP, ce qui devrait favoriser un «recalcul» de la part par rapport aux concurrents européens et américains.

Enfin, Total souhaite atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, comme le recommande l’accord de Paris … mais cet engagement ne s’applique à l’Europe que si 60% de ses activités sont dans des pays tiers et ralentissent les opérations pétrolières et gazières en Afrique ou en Asie. actuellement exclu.

Cependant, la question peut se poser en Birmanie, où Total est présent depuis 20 ans et retire 50% du gaz du pays (offshore), dont une partie est exportée en surplus vers la Thaïlande: un coup d’État militaire fin janvier, presque publiquement approuvée par le gouvernement chinois. La restructuration du gouvernement “pourrait conduire Total à reconsidérer sa stratégie si la sécurité de 250 salariés français était en jeu (ce qui n’a jamais été le cas depuis deux décennies, même au début des années 2000).

En Inde, Total poursuit son développement avec l’acquisition d’une participation minoritaire de 20% dans Adani Green Energy Limited (AGEL).

Cette opération marque le renforcement du partenariat avec India Adan pour les énergies bas carbone, lancé en 2018: investissements dans les terminaux de gaz naturel liquéfié, distribution de gaz et énergies renouvelables en Inde.

Total et Adani ont élargi l’alliance des énergies renouvelables en acquérant 50% du parc solaire opérationnel (2,5 GW) et 20% du capital d’AGEL auprès du groupe français pour 2,5 milliards de dollars.

AGEL dispose de 14,6 GW de capacité renouvelable, dont 3 GW en exploitation, 3 GW en construction et 8,6 GW en développement.

L’Inde illustre la nouvelle stratégie de Total pour combiner énergies renouvelables (solaire, éolien) et gaz naturel liquéfié pour décarboner son portefeuille … et, surtout, décarboner l’Inde, deuxième consommateur de charbon en Chine.

Dans le cadre de son investissement dans les énergies renouvelables, Total investit dans toutes les directions, même si l’Inde est prépondérante, et renforce l’énergie solaire et, plus récemment, éolienne en Espagne, en devenant actionnaire à 20% du projet pilote. Le parc éolien flottant d’Eolmed est situé près de Gruissan / Port-La Nouvelle (région Languedoc).

Ainsi, le plafond global de plafonnement inférieur à 37E et sa sous-performance par rapport au CAC40 semblent être principalement liés à la structure des programmes d’achat d’indices et des ETF (priorité GAFAM, semi-conducteurs, produits de luxe, matériaux de construction, etc.) marginalisés dans le secteur pétrolier pour 7 ans. P500), pas l’impact négatif des prix de l’énergie (qui devrait être inversé) et le moment de la transition des biens cycliques vers des rendements réguliers ne sera probablement pas loin.