VALLOUREC: Société Générale reste à préserver

(AOF) – Société Générale a maintenu sa recommandation Conserve et son objectif de cours de 21,3 euros sur Vallourec après la présentation du plan de sauvetage. Suite à ce plan, les fonds Appolo et SVPGlobal deviendront les principaux actionnaires et obtiendront des sièges au conseil d’administration. Pour le courtier, cela ne peut que renforcer l’efficacité du groupe. Première preuve de cette nouvelle culture au sein de Vallourec depuis plusieurs années, les prévisions sont bien plus conservatrices que la prévision d’un EBITDA de 500 millions d’euros dévoilée début 2020.

– Co-leader mondial, avec Tenaris, sur le marché des tubes en acier sans soudure (12% de part de marché) et leader mondial des solutions tubulaires premium;

– Chiffre d’affaires de 4,2 milliards d’euros, avec un positionnement fort dans le secteur du pétrole / gaz / pétrochimie (73%), devant l’industrie (22%), et l’énergie électrique, 29% du chiffre d’affaires étant réalisé en Asie-Moyen-Orient, 29 % d’Amérique du Nord, 17% d’Amérique du Sud et 14% d’Europe;

– Nouveau modèle économique en 3 piliers: réduction des capacités de production en Europe, renforcement de la présence dans 2 Amériques, au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est, plan de transformation vers une meilleure compétitivité;

– Capital non exploitable du fait de la présence de BPI et de la société japonaise Nippon Steel (14,56% chacun), le conseil de surveillance de 13 membres étant présidé par Vivienne Cox, Edouard Guinotte étant président du directoire;

– Bilan tendu d’où la nécessité d’un nouvel appel sur le marché, avec une liquidité fin juin de 1,5 milliard d’euros contre 2,3 milliards d’euros de dette.

– Stratégie «Accélération» de la croissance rentable par l’excellence industrielle et des fonctions supports plus performantes avec un objectif d’économie brute de 200 millions d’euros sur 2021-2022

– Stratégie d’innovation soutenue par 6 R & amp; Centres D destinés à:

– capitaliser sur l’avantage technologique (connexions VAM®) et les solutions digitales distribuées aux clients via la plateforme Smartengo Vallourec.smart,

– répondre aux défis de la légèreté dans l’industrie, de l’efficacité des centrales électriques en énergie électrique et de la complexité du transport et du stockage dans le pétrole et le gaz;

– Stratégie environnementale en CDP liste A et validée par SBTi en 2 parties:

– proposer des solutions à la transition énergétique pour la géothermie, l’éolien offshore, la capture & amp; stockage du carbone et de l’hydrogène avec pour objectif « une augmentation significative du chiffre d’affaires pour 2020-30 »;

– réduction de l’impact: 40% d’énergies renouvelables, 96% de déchets recyclés, 43% d’acier issu du recyclage;

– Qualité productive des 3 grands sites industriels: Youngstone aux États-Unis, d’où un avantage concurrentiel pour le groupe, favorisé par la hausse des droits de douane sur l’acier, VSB au Brésil et Tianda en Chine;

– Succès de Vallourec Umbilicals en charge des tubes pour ombilicaux offshore;

– Déploiement de routes brésiliennes et chinoises compétitives avec une production de tubes attendue de 500kt en 2024 contre 300kt en 2019.

– Sensibilité aux prix du brut et à la parité euro face au real brésilien et au dollar;

– Augmentation de capital suspendue en cas de retour à de meilleures conditions de marché;

– Impact de la pandémie: baisse des commandes pétrolières et gazières, fermeture de sites;

– Réponse à la pandémie: réduction de 1/3 des effectifs en Amérique du Nord, ajustement des coûts variables + économies brutes de 51 M € (130 M € sur l’année), baisse de 20% à 160 M € d’investissements et réduction du travail exigence de capital;

– Anticipations pour 2020: activité accrue dans l’offshore brésilien et soutenue dans la mine de fer:

– Consolidation, fin mai, des titres au taux de 40 pour 1 et négociations de refinancement en cours.

Le nickel, métal clé de la transition écologique

Le succès des véhicules électriques, dont les batteries sont en nickel, fera exploser la demande de ce métal. Cette demande devrait passer à 1 million de tonnes d’ici 2030, contre 100 000 aujourd’hui. Les principaux gisements se trouvent en Indonésie et les industriels craignent que les projets en cours ne suffisent pas à répondre à la demande. Tesla a donc entamé des discussions avec le plus grand groupe minier au monde, BHP, pour sécuriser son approvisionnement. Les négociations portent notamment sur le prix. Le patron de Tesla, Elon Musk, pointe également les enjeux environnementaux liés à l’extraction du nickel: une tonne de ce métal génère au moins 10 tonnes de résidus miniers.


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